Fabienne Swiatly - Lignes de partage des eaux et Papier couché

Du vendredi 12 février 2010 au jeudi 1 janvier 1970



- Genre : lectures
- Horaires :
- 18h45, 20h30 >> Lignes de partage des eaux
- 21h30 >> Papier couché
- Jauge : 30 personnes
- Durée : 25 min.
- Lieu : Intérieur



Réservation conseillée au 04 37 48 88 17

Deux textes qui racontent l’intime d’une femme (des femmes ? ) Deux textes qui cherchent à mettre en mots, sans pathos, sur ce qui se vit surtout avec le corps.

Lignes de partage des eaux

Texte poétique sur un avortement.

(Extrait)

La loi qui régit le corps des femmes La loi qui connaît les ovaires l’utérus le vagin le fécondé les cycles et la norme

L’âge de mon corps dans sa bouche souvent

Dans sa bouche le dedans avec les mots sérieux les mots précis les mots du savoir

Ce texte est en cours d’édition.

Papier couché

Fragments. Une femme se souvient. Désir, fantasme, érotisme, frustration, premiers émois.. Ce que la mémoire a retenu de ces rencontres avec le corps de l’autre. Avec le sexe de l’autre.

(Extrait)

Sa tête au-dessus de la mienne. Sa large bouche rieuse que j’adore embrasser. Il me regarde droit dans les yeux : tu sais, je suis un peu éjaculateur précoce.

Sur un papier vert pomme, j’écris un joli lapsus : dans les verges poussent les arbres à fruits.

Ce texte a été publié dans le recueil collectif : fantasme de femmes – Pocket

Fabienne Swiatly

« Au départ tout semble simple : je voulais écrire, et j’ai écrit. À force d’écrire, je suis devenu écrivain »

J’aime cette phrase de Georges Perec qui dit l’évidence et qui souligne avec malice toute la difficulté de ce cheminement. Depuis quelques années, je suis écrivain ou écrivaine, ce sont les autres qui me le disent : les journalistes, les lecteurs, les passeurs de littérature et je les crois. J’écris des romans qui questionnent mes origines, mon statut de femme et ce monde qui chaque jour vient s’imposer à nous. Parfois j’ai besoin de la poésie pour creuser la langue en cet endroit où la narration classique butte sur l’entre-deux langues, les non-dits du corps, l’immensité des villes, le chaos des médias… Et tant que j’écrirai, je resterai un écrivain, une écrivaine.